Blog politique animé par Alain CADEC, Conseiller Général du canton de St-Brieuc Nord et Député au Parlement européen
Monsieur le Président,
Ce 4 novembre est un grand jour pour la démocratie.
Demain le monde aura changé Barak OBAMA portera les espoirs du peuple américain. C'est une grande chance pour le monde.
Mais revenons en Côtes d'Armor.
Comme à chaque fin de session, nous en venons à l'explication de vote.
Je voudrais revenir sur certains débats qui nous ont occupés.
S'agissant de la commission Education, nous avons eu l'occasion de vous dire nos inquiétudes sur les "éventuelles fermetures" de collèges publics. Ces inquiétudes semblent d'ailleurs partagées par nombre de nos collègues sur tous les bancs de cette assemblée. A aucun moment, vous ne nous avez rassuré, en particulier concernant le collège Racine.
Vous nous avez expliqué que l'éventuel suppression d'un collège dépendait de la décision unilatérale de l'Etat.
J'ai évidemment dû mal à le croire. Ce que je sais, c'est que sur proposition du Conseil général, l'Etat peut valider le principe d'une fermeture. A ma connaissance, ce n'est jamais l'inverse.
Nous serons très vigilants sur les propositions que vous serez appelés à nous faire dans ce domaine au cours des prochaines sessions.
J'ai bien noté aussi Monsieur le Président que vous nous prépariez à une sévère cure non pas d'amaigrissement mais de désinvestissement. Cependant vos explications justifiant le désengagement de notre collectivité nous interpellent.
En effet, vous vous appuyez sur la diminution des recettes des droits de mutation et sur la crise financière que nous traversons. Sans contester le bien fondé de ces deux phénomènes concomitants, il me semble qu'ils ont bon dos. Vous accusez comme d'habitude l'Etat, qui selon vous, continuerait à se désengager des collectivités.
Je crois plutôt que la situation financière globale de notre collectivité nous interdit d'avoir des perspectives en matière d'investissement.
Il n'y a qu'un dossier d'investissement sur lequel vous m'avez à priori rassuré, c'est celui du Port du Légué. C'est en effet un dossier majeur pour le développement du Pays de Saint-Brieuc et pour le département.
Un point positif : nous avons validé unanimement le PDED (plan départemental d'élimination des déchets). Ce cadre juridique et technique nous permet d'aborder les grand défis du traitement des ordures ménagères pour les 15 prochaines années. Une inquiétude toutefois : la recherche d'un CTED (centre technique d'enfouissement des déchets) avec toutes les incertitudes que cela entraîne. Cela ne va pas être simple de convaincre la population et les élus d'un éventuel site, on sait toute la difficulté d'un tel exercice.
S'agissant des solidarités départementales, principale compétence obligatoire de notre assemblée, nous avons validé le Schéma handicap dont nous considérons qu'il est une avancée significative.
S'agissant du Schéma relatif aux personnes âgées, Michel Vaspart est intervenu longuement pour relever les imperfections et les insuffisances de ce schéma. Certes, des ambitions sont clairement affichées pour le Pays de Saint-Brieuc mais d'autres territoires sont complètement ignorés. Il s'agit donc ni plus ni moins d'un rattrapage du plan précédent inachevé.
J'ai bien noté votre adhésion unanime au dispositif RSA. Il s'agissait d'un engagement de campagne de Nicolas Sarkozy, Martin HIRSCH en avait fait un préalable à son entrée au Gouvernement. L'un et l'autre ont comme d'habitude tenu leur engagement.
Le rapport de la Chambre régionale des comptes vient de susciter de ma part un certain nombre d'observations "à chacun sa lecture". Je ne vais pas répéter ce que je viens de dire.
En ce qui concerne la gestion des SEM, notre collègue Gérard Bertrand vient tout juste de souligner les dérives de trois d'entre elles. S'il y avait eu vote nous nous serions opposés pour ces trois structures. Quand au LDA notre abstention est motivée et sans états d'âme.
Pour toutes ces raisons, et en cohérence avec notre vote du budget primitif de janvier dernier, le Groupe de l'opposition vote CONTRE cette deuxième décision modificative de l'année 2008.